- Sophie, je t'avais bien dit que les rues n'étaient pas sûres.
- Oui Joey. Je crois avoir retenu la leçon. Tu deviens mon garde du corps ?
- Pourquoi pas ?
- C... Chris...
- Oui ? demanda celui-ci
- Approche-toi, lui chuchota Tiphanie à l'oreille.
Il s'exécuta.
- M... merci de m'avoir sauvée. Je ne sais vraiment pas comment te remercier.
- C'est normal. Entre amis.
- Tout de même, tu n'étais pas obligé de faire ça. Je crois que je ne serais plus de ce monde si tu n'étais pas venu. J'étais entrain de suffoquer dans ce cercueil.
- C'est vrai que c'est quand même une idée de psychopate d'enfermer quelqu'un dans un tombeau et de le laisser là, sans air.
- O... oui. Vraiment, merci.
- De rien. Ça fait plaisir de te revoir.
- Et bientôt tu seras en pleine forme, ajouta Joey.
- Oui.... Emia ! l'interpella-t-elle.
- Oui ?
- Viens deux secondes s'il te plaît.
Emia s'avança vers sa soeur.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien n'a avancé avec Eric ?
- Euh...
- Emia, fais quelque chose. Pour moi.
- Je ne peux pas Soso.
- Mais si tu peux ! Ça n'en tient qu'à toi ! Tu l'aimes, n'est-ce pas ?
- Oui.
- Eh bah alors ? Fonce !
- Sophie, tu peux pas comprendre...
- J'aimerais pourtant !
- Je vais essayer de faire le premier-pas. Je ne te promets rien.
Emia fit une bise sur la joue de sa petite soeur. Sa petite soeur qui lui avait beaucoup manqué.
- Sophie, j'ai un truc à te dire.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Pour qui est-ce que ton coeur bat le plus fort entre Chris et Joey, a-t-elle chuchoté.
- Je...
Emia lui lança un regard interrogateur.
- Je ne sais pas.
- Je crois que tu devrais te poser la question. Remettre tes sentiments en question. Tu verras que tout s'éclairera.
- Ok. J'essaierai.
- Je vais vous laisser. J'ai quelque chose d'urgent à faire. Sophie, je reviendrais te voir demain je pense. À plus tout le monde.
Emia s'en alla vite fait, laissant les autres là.
- Nous aussi on va s'en aller. Sophie, guéris vite.
- Oui...
Il ne restait plus, à présent, que Joey et Chris.
- Chris, franchement t'es génial, lança Joey.
- C'est rien. Bon je crois que je vais vous laisser. Vous avez sûrement des choses à vous dire. Vous ne vous êtes pas vus depuis bien longtemps. Vous allez vous retrouver.
- Reste Chris, lui a-t-elle demandé.
- C'est plutôt moi qui vais vous laisser, a dit Joey.
- Mais non, c'est moi.
- Reste avec elle. Je reviendrais la voir un peu plus tard.
Joey s'en alla laissant Chris et Sophie seuls. Oui, Joey savait bien que ça ne servait à rien de forcer Sophie à l'aimer. C'est rien, il s'y ferait doucement.
- Merci Chris. Encore une fois.
- C'est rien. Ecoute Sophie je vais te laisser te reposer.
- Tu vas voir Hinna. C'est ça ?
Chris la dévisagea, surpris. Elle avait les larmes aux yeux, il le voyait bien.
- Oui. Oui, je vais voir Hinna. Ma petite amie. Mais tu vois, je crois qu'il faut qu'on coupe les ponts toi et moi.
- Pourquoi ?!
- Parce que nous n'arrivons pas à être amis. Ça ne peut pas marcher. Je sors avec Hinna et toi avec Joey. C'est un choix que nous avons fait. Il nous est impossible de revenir en arrière. Faisos-nous une raison. Tout nous sépare. Le destin n'est pas avec nous Sophie. Je suis désolé de te dire ça mais moi ça me saoule.
- Chris... embrasse-moi...
- Non Sophie. Nous ne pouvons plus jouer à ce petit jeu. Je suis désolé si je te fais du mal. J'aime Hinna et je ne veux pas la faire souffrir. Je crois que le rêve est terminé Sophie.
- Tu ne m'aime plus, c'est ça ?
- Je suis désolé. Je vais telaisser maintenant. Fais tout ton possible pour être bien avec Joey. Il le mérite.
- O... oui. Mais alors le rêve est terminé, c'est ça ? Tu ne m'aime plus et tu préfère Hinna. Ton coeur lui appartient complètement, je ne me trompe pas ? demanda-t-elle, la gorge nouée.
- C'est exactement ça. Je ne t'aime plus. Plus du tout. J'aime Hinna. Plus que tout. Plus que quiconque.
C'est ainsi que Chris s'est retourné et est sorti de la chambre.
Sophie était choquée, vraiment. Elle ne trouvait même pas la force de pleurer. Pourquoi pleurer ? À quoi bon puisque ça ne le ferais pas changer d'avis ?
Chris, lui, avait délicatement refermé la porte. Il était bouleversé et avait les larmes aux yeux. Il était obligé de lui dir ça. Oublier... il fallait oublier.
Tout les merveilleux moments qu'ils avaient passé ensemble... tous ces mots doux et ces baisers qu'ils avient échangé... tous ces sourires, tous ces regards... ils devaient les oublier. Tout oublier pour reprendre un cycle normal. Tout oublier pour vivre.
vivement la suite


