~175~  posté le samedi 29 septembre 2007 11:59

Après le lycée, Chris et Joey étaient allés chez Emia.

- Il faut que l'on alerte sa disparition. Emia, tu n'aurais pas une photo d'elle ? demanda Joey à Emia.

- Euh... Si. Une photo d'elle au bord de la rivière.

- Ça serait parfait !

- Je t'apporte ça.

Ils étaient tous au solon. Chris, Joey, Emia, Emma, Marie, Guillaume (Sasume) et Sayura.

- La voilà.

- Elle est vraiment très belle sur cette photo ! Un vrai ange.

- Oui. Un vrai ange, soupira Emia à qui sa soeur manquait énormément. 

- Monsieur, que fait-on ? interrogea Chris à Guillaume. 

- Appelons la police. Et déclenchons l'alerte à l'enlèvement.

Mais avant qu'ils ne puissent se servir du téléphone, la sonnerie retentit. C'est Guillaume qui décrocha.

- Allô ?

- Je détiens votre fille, affirma une voix rauque.

De suite, Guillaume mit le haut-parleur pour que les autres puissent entendre.

- Si vous voulez la revoir vivante, faites ce que je vous dis.

- J... Je vous écoute.

- Vous n'avez surtout pas intêret à prévenir la police si non, je peux vous dire que vous le regretterez.

- C'est d'accord.

- Je ne demande aucune rançon. Ce que je veux, c'est elle.

- C... Comment ça ?

Les autres écoutaient avec attention ce que le kidnapeur de Sophie disait.

- Je la veux elle. Elle me plaît beaucoup.

- Mais enfin ! Sophie est trop jeune pour quelqu'un comme vous.

- Taisez-vous ! Je vous jure que je peux être méchant, très méchant. Elle est encore si jeune et frêle et vierge, je suppose. Comme je serai flatté de lui prendre sa virginité.

Ils furent tous choqués par les propos du ravisseur. Chris et Joey avaient une folle envie de l'étrangler à l'instant !

- J... Je... balbutia Guillaume.

- Bien. Commencez déjà les préparatifs de notre mariage.

- COMMENT ???????!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais le ravisseur raccrocha au nez de ce pauvre Sasume.

- LEUR MARIAGE ?????!!!!!!!!!!!!!!! s'écrièrent-ils tous juste après. 

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~176~  posté le mardi 23 octobre 2007 17:00

Trois semaines. Voilà déjà trois semaines que Sophie avait été enlevée. La pression était venue habiter La famille Scott et Joey ansi que Chris et tous les élèves du lycée. Oui, car ils avaient étés mis au courant.

- Monsieur, je vais aller faire des recherches de mon côté.

- Vous avez une idée d'où elle peut se trouver, Chris ?

- Aucune mais je vais essayer de chercher. Je pense qu'il est temps de s'investir car je ne vois pas trop quel rôle joue la police dans cette enquête.

- Faites attention à vous Chris.

- Oui, monsieur. Je pense aussi que Joey va faire quelque chose de son côté.

- Je suis sûr qu'à vous deux, vous serez très efficaces.

- Je l'espère monsieur. Sophie nous manque à tous. Même au lycée l'atmosphère n'est plus la même, surtout dans sa classe. Ma soeur aussi est très inquiète. Et monsieur, tutoyez-moi.

- Je les comprend tous. Ta soeur est très proche de Sophie ; elles partagent beaucoup de choses. Tu ne croit pas qu'elle peut avoir ne serait-ce qu'une idée ? 

- Je vais aller lui demander. Je vous donne des nouvelles. À très bientôt.

- À très bientôt Chris.

Oui, ils s'investissaient tous un peu pour Sophie. La pauvre étaient en grand danger et peut-être même morte mais ça, Chris ne voulait même pas y penser. Il l'aimait trop pour croire qu'elle n'était plus de ce monde. Il avait comme une intuition. Il savait qu'elle était vivante ; il en était persuadé. 

Il était arrivé chez lui et est allé toquer à la chambre de sa petite soeur.

- Tif, t'aurait pas une idée d'où se trouve Sophie ?

C'est alors que Laeticia a encore plus éclaté en sanglots.

- Laeti, t'en fais pas, on va la retrouver. Chris je ne sais pas.

- Je sais pas, un endroit où tu jouais avec elle quand vous étiez plus petites ou bien un endroit qu'elle aime beaucoup. 

- Y a une forêt.

- Une forêt ?

- Oui. On y allait souvent elle et moi pour y discuter en paix, pour s'amuser et on l'a surnommée " Tif and Sophie's Paradise ".

- Vous aviez quel âge, dis-moi ?

- 11 ans.

- Hmmm...

Chris réfléchit quelques secondes.

Ce fut alors l'illumination.

- Mais oui ! C'est ça ! Je vais aller la chercher dans cette forêt.

- Ne le fais pas, Chrisounet, cette forêt doit faire plus de 2 hectars. Elle est immense. Et pratiquement tous les arbres se ressemblent. Il est impossible de s'y repérer. 

- Je vais quand même y aller. Tif, je ne peux pas rester comme ça sans rien faire. Tant pis si je dois m'y perdre, je vais la chercher. Peu importe les risques que je peux encourir. 

Tiphanie regarda son frère avec un regard admiratif alors que Laeticia était dans ses bras, en larmes.

- Tu l'aimes vraiment, pas vrai ?

- Je suis fou d'elle. Elle me manque terriblement. Tiphanie, le fait de ne plus voir son sourire, ses cheveux si blonds briller au soleil, son visage si doux, ses lèvres si roses, son odeur si ennivrante  me rend fou.

- Je te comprends. Va la chercher et ramène-la nous.

- J'y vais, a-t-il lancé avec un clin d'oeil. Arrête de Pleurer Laeti. Je vais nous la ramener, tu vas voir ; et je serais le héros de tout le monde. Même de toi, ma petite soeur adorée, a-t-il dit d'une voix rassurante en faisant une bise sur la joue de sa jeune soeur. 

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~177~  posté le mardi 23 octobre 2007 18:48

Ça y est, il était parti. Il avait amené quelques provisions, mais sans plus. Il n'était pas parti pour une semaine non plus !

Sophie ma petite Sophie, courage. J'arrive ma chérie, attends-moi, je t'en prie.

Il avait un peu d'espoir. Un petit peu. Il fallait qu'il y arrive. Elle ne pouvait pas mourir. Pas elle. 

- Sophie, je vais te trouver.

Tiphanie avait raison. Cette forêt était immense et vraiment tout était identique. Les arbrs, le paysage... tout.

Chris a fouillé la forêt de fond en comble. Il n'a rien trouvé. Rien.

- C'est pas possible. Il n'y a rien ici.

C'est alors que quand il allait ramasser son sac pour s'en aller, bredouille, il découvrit une cabane. Il se rapprocha doucement et vit qu'il y avait marqué :

 

Tif and Sophie's Paradise

 

Il était certain qu'il pouvait trouver quelque chose. En tout cas, c'était sa dernière chance. Il entra. C'était sombre et des assiettes gisaient au sol. Des assiettes à peine entammées. Du pain. C'était affreux. Et cette odeur immonde qui se dégageait de cet endroit !!!

Enfin, ce n'était pas ça le plus important. Chris avait beau regarder, il n'y avait aucune trace de Sophie. 

- Sophie ? 

Aucune réponse.

Il entendait du bruit mais il ne savait pas d'où ça provenait.

- Sophie ?

Un cercueil ! C'était sa dernière chance !

Il essaya de l'ouvrir mais impossible. C'était fermé à clé.

- Merde ! Putain c'est bouclé c'te connerie. 

Il regarda autour de lui et cru distinguer quelque chose.

- Une clé ! Le ravisseur a dû l'égarer.

Il la saisit d'un geste rapide et brusque puis débloqua ce tombeau.

- S...  Sophie !

Oui. C'était Sophie. C'était bien elle. Le visage ensanglanté et tout le reste du corps sensible à toute toucherie.

- Sophie... Sophie je vais te sortir de là.

Tout d'abord, Chris déscotcha la bouche de Sophie.et il la souleva avec délicatesse de ce cercueil si hostile qui ne semblait vouloir qu'une chose : torturer.

Il avança doucement mais sûrement dans ce sentier et sortit dehors.

Il pouvait enfin la voir vraiment. Son visage avait été très abimé. Ces lèvres si roses étaient gersées et écorchées. Ses joues at le reste du visage était incrustées de sang. Du récent et du complètement coagulé. Ses habits étaient très déchirés et son pantalon était infesté de sang. Il pouvait alors de suite deviner que son ravisseur était un vrai pervers car c'était surtout le haut qui était déchiré, laissant apparaître un peu de la poitrine si généreuse de Sophie. Cette poitrine laissant apparaître une quantité énorme de sang. Mais... était-il allé plus loin qu'observer sa poitrine ? Rien que d'y penser, Chris était fou de rage. C'est avec des ciseaux à bouts pointus que Chris détacha les mains et les pieds de Sophie.

- Sophie, est-ce que tu peux parler ?

Non, elle ne pouvait pas. C'était à peine si elle pouvait ouvrir les yeux. 

- Je vais t'emmener à l'hôpital, ne t'inquiète pas.

Il la souleva pour la mettre sur son dos.

- Reste plus qu'à trouver la sortie. 

Chris ramassa le sac qu'il avait amené pour ses provisions.

- Allez go ! Allons-y, nous allons y arriver.

Une demie heure plus tard, Chris et Sophie étaient sortis de ce labirynthe.

- Je vais t'emmener à l'hôpital ma puce, ne t'en fais pas.

C'est donc sur ces paroles que Chris se dirigea vers l'hôpital avec Sophie sur le dos. Cette pauvre Sophie qui en avait vécu des choses !

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~178~  posté le mercredi 24 octobre 2007 14:57

Chris était à l'hôpital et avait laissé Sophie aux grands soins des docteurs. C'était leur boulot après tout. Il avait bien sûr rempli les papiers d'urgence et les avit prévenus que c'était la jeune fille, Sophie Scott, qui s'était faite enlevée, trois semaines auparavant.

Les infirmières lui ont demandé de bien vouloir s'asseoir dans la salle d'attente et d'attendre. Attendre.... c'est la seule chose qu'il pouvait faire. Attendre...

Bien sûr, il n'a pas manquer de prévenir la famille de Sophie, ses soeurs Joey. Joey... son rival. Oui, car Joey était son rival mais aussi son ami. Et c'était bien difficile, pour tout le monde.

- Chris, je te remercie énormément d'avoir sauvé ma fille.

- Ce n'est pas totalement grâce à moi, monsieur. Ma soeur m'a indiqué cet endroit.

- Ne sois pas si modeste ! C'est tout de même toi qui a tout fait, Chris, a fait Tiphanie. 

Il esquissa un sourire.

- Encore une fois Chris, tu fais quelque chose qui va faire que Sophie va se rendre compte qu'il n'y a que toi qui compte pour elle.

- Ne dis pas ça. C'est toi qu'elle aime.

- Non. Elle n'éprouve que certains sentiments envers moi. Ce n'est pas de l'amour. 

- Je me demande ce qu'il va se passer maintenant.Leur soi-disant mariage n'a pas eu lieu, grâce à la police, mais ça n'a pas empêché son ravisseur de la battre.

- J'ai vu ça. Elle est vraiment en très mauvais état.

- La pauvre, elle a dû en vivre des choses, pleurnicha Laeticia.

- Oui. Elle a vécu beaucoup de mésaventures apparemment.

Un silence vint se poser alors. Ils méditaient tous pour la petite rescapée et espéraient sincèrement sa guérison. 

- Oh, voilà le docteur ! s'écria Sasume, alors docteur ?

- Il n'y a aucune trace de viol, votre fille est encore vierge.

Un " ouf " de soulagement vint les soulever.

- Elle a subi beaucoup de violences et elle a énormément de bleus. Elle a aussi perdu beaucoup de sang. Ce sont des violences assez brusques pour une jeune fille de cet âge. Je pense qu'elle va vite se rétablir. Vous pouvez aller la voir, sans la brusquer.

- Merci docteur.

C'est donc avec enthousiasme qu'ils se sont dirigés vers la chambre de Sophie. Heureusement que la chambre était grande car ils étaient beaucoup. 

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~179~  posté le mercredi 24 octobre 2007 16:35

- Sophie, comment vas-tu ? demanda Marie avec une voix douce et rassurante.

- Ça va maman... ça va...

- On est tous là ma puce, l'informa doucement Tiphanie. Tu sai, tout le monde s'est inquiété pour toi. C'est même passé aux infos.

- Ah bon... je suis désolée de vous avoir créé des soucis.

- C'est pas ta faute petite puce ! s'est tout de suite écriée Sayura. 

- Vous m'avez manquée. Je croyais vraiment que je n'allais pas m'en sortir. Il faisait si sombre... j'avais peur.

- C'est fini chérie, affirma Sasume.

Sophie ferma les yeux. Elle sentait les larmes lui monter doucement.

- T'es encore pucelle puce. C'est génial !

- Ce que tu manques de finesse Emia, la critiqua gentiment Tiphanie.

Emia ne le prit pas mal. Elle rigola même. Elle aimait beaucoup Tiphanie. Depuis le temps qu'elles se connaissent. 

- Oui. Je tiens à ma virginité vois-tu ? 

- Garde-la bien jusqu'à ce que tu sois sûre de vouloir la donner à quelqu'un. Crois-moi, j'en sais quelque chose.

Sophie lui lança un sourire.

- T'en fais pas, je ferais attention. 

Emia et Sophie se lancèrent des sourires.

- Sophie tu m'as vraiment manquée, pleurnicha Laeticia en s'avançant vers Sophie. 

- Toi aussi Laeti.

- J'ai eu peur de ne plus te revoir.

- C'est terminé tout ça maintenant.

Sophie soupira. C'était tellement terrible l'endroit où elle était prisonnière. Elle s'en souvenait encore. Rien que d'y penser, ça lui faisait froid au dos. 

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